Mariette MAZARIN

 

Mariette Mazarin en 1914 [photo G. Dupont-Éméra, Bruxelles]

 

 

Marie Julienne BERETTA dite Mlle CHARLES-MAZARIN puis Mariette MAZARIN

 

soprano français

(caserne de gendarmerie, Digne-les-Bains, Basses-Alpes [auj. Alpes-de-Haute-Provence], 16 novembre 1877* – Crest, Drôme, 22 février 1953)

 

Fille d’Édouard Rodolphe BERETTA (Pontevès, Var, 20 novembre 1847 – ap. 1901), gendarme à cheval [fils de Barthelemi BERETTA (Genève, Italie, 31 mars 1815 – av. 1874), machiniste], et de Marie Louise ALLÈGRE (La Motte, Basses-Alpes [auj. Alpes-de-Haute-Provence], 08 mars 1856* – ap. 1901), mariés à La Motte le 08 juillet 1874*.

Epouse à Paris 9e le 11 juin 1901* (divorce le 14 avril 1904) Léon ROTHIER (1874–1951), baryton.

Parents de Germaine Marie ROTHIER (Paris 9e, 29 décembre 1900* – Pierre-Bénite [auj. Oullins-Pierre-Bénite], Rhône, 29 septembre 1974).

 

 

Elève au Conservatoire de Paris, elle y obtint en 1897 une 3e médaille de solfège et un 2e accessit de chant ; en 1899, une 2e médaille de solfège et les premiers prix de chant, d’opéra et d’opéra-comique. Elle débuta à l’Opéra de Paris la même année sous le nom de Mlle Charles-Mazarin. Après son mariage, elle chanta à l'Opéra-Comique sous le nom de Mlle Charles-Rothier. En 1905, elle chanta au Grand-Théâtre de Lyon, où elle créa le 25 mars les Girondins (Laurence) de Fernand Le Borne. Le 27 août 1905, elle créa les Hérétiques (Daphné) de Charles Levadé aux Arènes de Béziers. De 1906 à 1908, elle chanta à la Monnaie de Bruxelles l’Africaine (Sélika), Aïda (Aïda), Carmen (Carmen), Cavalleria rusticana (Santuzza), la Prise de Troie (Cassandre), Salomé (Salomé) de Richard Strauss [première le 25 mars 1907], la Tosca (Floria Tosca). A New York, le 17 février 1910, elle assura, avec Caruso, la première émission mondiale de T.S.F. Elle avait chanté au Manhattan Opera House de New York le 01 février la première d’Elektra (Elektra) de Strauss en français. A l’Opéra de Nice, elle créa le 10 février 1911 la Danseuse de Tanagra (Messaline) d’Henri Hirchmann, et le 31 janvier 1912 Vercingétorix (Fausta) de Félix Fourdrain. En septembre 1911, elle fit sa rentrée à l’Opéra de Paris sous le nom de Mariette Mazarin dans Tannhäuser (Elisabeth). En 1912-1913, elle chantait au Théâtre des Arts de Rouen, où elle participa aux premières de Monna Vanna (Monna Vanna) d’Henry Février le 22 novembre 1912 ; des Trois Masques (Viola) d’Isidore de Lara le 17 décembre 1912 ; à la création de Madame Roland (Mme Roland) de Félix Fourdrain le 12 février 1913.

En 1901, elle habitait 46 rue de La Rochefoucauld à Paris 9e. En 1914, elle habitait à Veurey-Voroize (Isère).

 

=> Interpreters par Carl Van Vechten, 1920

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle y débuta le 18 décembre 1899 dans Aïda (Aïda).

 

Elle y chanta Faust (Marguerite, 09 mars 1900) ; Tannhäuser (Elisabeth).

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta le 03 octobre 1901 dans Louise (Louise).

 

Elle y chanta le Domino noir (Angèle, 28 décembre 1901).

 

 

 

Mariette Mazarin dans la Prise de Troie (Cassandre)

 

 

Mme CHARLES-ROTHIER

 

Soprano dramatique. Elle entra au Conservatoire en 1895, dans les classes de Masson, Melchissédec et Achard, et en sortit avec trois premiers prix : chant, opéra et opéra-comique en août 1899. Engagée à l'Opéra elle débuta le 18 décembre suivant dans Aïda et y obtint un véritable triomphe. Joua ensuite avec le même succès : Marguerite, de Faust, et Elisabeth, de Tannhäuser.

Engagée à l'Opéra-Comique, elle débuta avec un succès très vif dans Louise, de Gustave Charpentier (1901), et fut charmante dans le rôle d'Angèle du Domino noir (reprise du 28 décembre 1901).

 

(Annuaire des Artistes, 1902)

 

 

 

 

 

Mlle Mariette Mazarin, soprano dramatique, est née à Digne.

Elle fut admise très jeune dans les classes de chant du Conservatoire de Paris ; elle en sortit avec trois premiers prix : chant, opéra, opéra-comique.

Engagée aussitôt à l’Opéra, elle débuta dans Aïda, le 18 décembre 1899. Elle quitta l’Opéra pour entrer à l’Opéra-Comique, chanta Louise, le Domino noir, etc.

En tournées, elle se fit entendre sur les grandes scènes lyriques ; Lyon, Marseille, Bordeaux, à la Monnaie de Bruxelles, où elle chanta encore l’Africaine, Salomé, la Prise de Troie, etc.

En Amérique, elle créa l’Elektra de Strauss, chanta Aïda, Cavalleria rusticana, le Trouvère, Paillasse, Hérodiade, etc.

De retour en France, Mlle Mazarin interpréta tout le répertoire à l’Opéra de Nice et y créa Fausta dans Vercingétorix et incarna Salomé. Elle est, rappelons-le, la créatrice de Salomé qu’elle chanta en français et d’Elektra de Strauss.

Dernières créations (hiver 1912-1913) au  Théâtre des Arts, à Rouen : Monna Vanna, les Trois masques, Madame Roland, la Danseuse de Tanagra d’Hirchmann.

(Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)

 

 

 

 

 

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