André GRESSE

André Gresse dans l'Or du Rhin (Fasolt) à l'Opéra en 1910 (photo Bert)
André Étienne GRESSE dit André GRESSE
basse française
(43 rue Dunoir, Lyon 3e, Rhône, 23 mars 1868* – Asnières [auj. Asnières-sur-Seine], Seine [auj. Hauts-de-Seine], 18 février 1937*)
Fils de Léon GRESSE (1841–1900), basse, et de Reine DESCAILLOT.
Epouse à Sannois, Seine-et-Oise [auj. Val-d’Oise], le 11 août 1894* Marguerite Louise TOUTTAIN (Paris 9e, 26 avril 1871* – Marly-le-Roi, 22 mars 1949), professeur de piano.
Fils de Léon Gresse, qui fit une carrière de basse à l’Opéra de Paris, il a étudié au Conservatoire de Paris avec Taskin et Melchissédec. Il y obtint en 1895 les deuxièmes accessits de chant et d’opéra, et en 1896, les premiers accessits de chant et d'opéra et un second prix d'opéra-comique. Doué d'une bonne voix de basse, comédien habile, il fut envoyé à l'Opéra-Comique, s'y montra dans divers rôles et fit des créations dans : le Spahi, Sapho, le Juif polonais, Beaucoup de bruit pour rien. En 1901 il quitta l'Opéra-Comique pour entrer à l'Opéra comme première basse, où il joua Saint-Bris des Huguenots, Méphistophélès de Faust, le roi d'Aïda, le Landgrave de Tannhäuser, Gessler de Guillaume Tell, Capulet de Roméo et Juliette, Oberthal du Prophète, le Brahmine de l'Africaine, Leporello de Don Juan. Il a établi avec beaucoup de sûreté le rôle du roi Marke dans Tristan et Isolde. Il chanta le rôle de Sancho dans Don Quichotte de Massenet lors de la création à Monte-Carlo le 19 février 1910, ainsi que lors des premières de cette œuvre à la Monnaie de Bruxelles le 14 mai 1910 et à l’Opéra de Paris le 10 décembre 1911. Il fut professeur de chant au Conservatoire du 16 octobre 1919 à sa mort.
En 1911, il habitait 2 rue Edouard-Cadol à Asnières. En 1914, il habitait 24 avenue Flachat à Asnières, où il est décédé en 1937 à soixante-huit ans. Il est enterré au cimetière de Marly-le-Roi.

bottin mondain de 1942
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Sa carrière à l'Opéra-Comique
Il y débuta le 17 novembre 1896 en participant à la première de Don Juan (le Commandeur) de Mozart [version française de Durdilly].
Il y créa le 18 octobre 1897 le Spahi (Samba-Hamet) de Lucien Lambert ; le 27 novembre 1897 Sapho (Césaire) de Jules Massenet ; le 24 mars 1899 Beaucoup de bruit pour rien (un Moine) de Paul Puget ; le 11 avril 1900 le Juif polonais (le Président du Tribunal) de Camille Erlanger.
Il y participa à la première le 10 mai 1898 de Fervaal (Geywhir) de Vincent d’Indy ; le 30 décembre 1898 de Fidelio (don Fernando) de Beethoven [version française d’Antheunis].
Il y chanta la Bohème (Colline) ; le Chalet (Max) ; Fra Diavolo (Mathéo, 28 janvier 1900) ; la Dame blanche (Gaveston, 02 février 1900) ; Joseph (Zabulon, 15 mai 1900) ; Kermaria (Yann) ; Lakmé (Nilakantha) ; Louise (Chiffonnier) ; Manon (le Comte) ; Mignon (Lothario, 27 mars 1898) ; Mireille (Maître Ramon, 26 juin 1898) ; la Navarraise (Remiggio) ; les Pêcheurs de perles (Nourabad, 23 février 1900) ; le Rêve (Hubert). |
Sa carrière à l'Opéra de Paris
Il y débuta le 07 janvier 1901 dans les Huguenots (Saint-Bris ; 1000e le 21 mars 1903).
Il y créa le 02 mai 1909 Bacchus (le Révérend) de Jules Massenet ; le 30 décembre 1910 le Miracle (l'Evêque) de Georges Hüe ; le 06 mai 1914 Scemo (Arrigo de Leca) d’Alfred Bachelet ; le 16 décembre 1915 Mademoiselle de Nantes (Barbacola) ; le 25 mai 1916 Une fête chez La Pouplinière ; le 27 janvier 1921 Néron (Térence) d’Humberto Lami.
Il y participa aux premières le 04 décembre 1903 de l’Enlèvement au sérail (Osmin) de Mozart [version française de Kufferath et Solvay] ; le 14 décembre 1904 de Tristan et Isolde (le Roi Marke) de Richard Wagner [version française d’Alfred Ernst] ; le 17 novembre 1909 de l’Or du Rhin (Fasolt, 1re intégrale de l’Anneau du Nibelung, 10 juin 1911) de Wagner [version française d’Alfred Ernst] ; le 10 décembre 1911 de Don Quichotte (Sancho) de Jules Massenet [5e acte seul] ; le 04 janvier 1914 de Parsifal (Titurel) de Wagner [version française d’Alfred Ernst] ; le 06 juin 1919 du Retour (le Grand-père) de Max d’Ollone ; le 02 juillet 1919 de Salomé (Hérode) d'Antoine Mariotte ; le 27 octobre 1922 de la Fille de Roland (Duc de Nayme) d’Henri Rabaud.
Il y chanta Faust (Méphistophélès, 1901 ; 1000e le 28 juillet 1905 ; 1500e le 29 mars 1925) ; Aïda (le Roi, 1901 ; Ramphis, 1902) ; Lohengrin (le Roi Henri, 1901) ; Tannhäuser (le Landgrave, 02 septembre 1901) ; Guillaume Tell (Gessler, 1901) ; Roméo et Juliette (Capulet, 1901 ; Frère Laurent, 1908) ; le Prophète (Oberthal, 1901) ; l’Africaine (le Grand Brahmine, 28 février 1902) ; Siegfried (Wotan, 1902) ; Orsola (l'Evêque, 22 juin 1902) ; Don Juan (Leporello, 08 octobre 1902) ; Sigurd (Grand Prêtre d'Odin, 1903 ; Hagen, 1905 ; 200e le 27 octobre 1906) ; le Cid (don Diègue, 28 juin 1905 ; le comte de Gormas, 24 septembre 1919) ; le Freischütz (Gaspard, 1906) ; Rigoletto (Sparafucile, 11 juin 1908 ; 500e le 20 mars 1929) ; Hippolyte et Aricie (Pluton, 13 mai 1908) ; Hamlet (le Spectre, 1908 ; le Roi Claudius, 1915) ; le Crépuscule des dieux (Hagen, 1909 ; 1re intégrale de l’Anneau du Nibelung, 15 juin 1911) ; Monna Vanna (Marco Colonna, 1909) ; Samson et Dalila (un Vieillard hébreu, 1909 ; Abimélech, 1916) ; la Walkyrie (Hounding, 1909 ; Wotan, 1921) ; la Damnation de Faust (Méphistophélès, 1910) ; Patrie ! (Duc d'Albe, 1915) ; la Favorite (Balthazar, 1916) ; Iphigénie en Tauride (Oreste, 22 mars 1916) ; Briséïs (Stratoklès, 04 novembre 1916) ; Prométhée (Héphaïstos, 17 mai 1917) ; Henry VIII (le Cardinal Campeggio, 01 décembre 1917) ; Roma (Lucius Cornélius, 27 décembre 1917) ; Castor et Pollux (Jupiter, 1918) ; la Légende de Saint Christophe (l’Ermite, 1920) ; Boris Godounov (Varlaam, 08 mars 1922) ; le Trouvère (Fernand, 27 octobre 1923) ; Hérodiade (Phanuel, 1923) ; Esclarmonde (l'Empereur Phorcas, 1924) ; les Maîtres chanteurs de Nuremberg (Pogner, 1926). |
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Lauréat en 1896, élève d'Edmond Duvernoy, fils de l'excellente basse de l'Opéra, basse aussi et doué d'une excellente voix, a débuté dans le Commandeur, de Don Juan et chanté Gaveston, de la Dame blanche. (Adrien Laroque, Acteurs et actrices de Paris, juillet 1899)
Né à Lyon, est le fils de l'honnête et regretté artiste de l’Opéra, Léon Gresse, qui était la plus belle « santé vocale » de l’époque comme dit sa camarade Eva Dufrane et le doyen des artistes de l'Opéra, car il y avait été engagé par M. Halanzier en 1875 ; depuis il n'avait pas cessé d’être sur la brèche et les voûtes de l’Académie de musique retentissaient toujours des belles sonorités de sa voix. Le regretté artiste fut longtemps opposé à ce que son fils embrassât la carrière théâtrale, après une solide instruction il le mit en apprentissage chez le peintre-décorateur de la Monnaie, puis il voulut le faire agriculteur (il acheta même à cet effet de très importantes propriétés à Marly). Ce n'est qu'après avoir accompli son service militaire que le jeune André Gresse se présenta, à l'insu de son père, aux concours d'admission du Conservatoire. Il fut reçu et entra pour le chant chez Edmond Duvernoy, pour l'opéra-comique chez Taskin et pour l'opéra chez Melchissédec. Au bout de trois ans d'études il sortit avec le second prix d’opéra-comique, le 1er accessit de chant et le 1er accessit d'opéra. Engagé, après le concours, par Carvalho, il débuta le 17 novembre 1896 dans le rôle du Commandeur de Don Juan, le 18 février 1897 il chanta le rôle d’Yann dans Kermaria et à la reprise de la Dame Blanche le rôle de Gaveston. Il a créé le rôle de Santa Hamet dans le Spahi ; de Césaire dans Sapho, de Genhir dans Fervaal, du ministre dans Fidelio et du moine dans Beaucoup de bruit pour rien. Comme rôles du répertoire, il a joué Ramon dans Mireille, Lothario dans Mignon, Max dans le Chalet, Nilakantha dans Lakmé, le comte des Grieux dans Manon, etc. André Gresse est comme était son père, un travailleur, un consciencieux et un sympathique. Bon sang ne peut mentir ! Engagé à l'Opéra, il y a débuté en janvier 1901 dans le rôle de Saint-Bris des Huguenots, y chante le répertoire, entre autres, Méphistophélès de Faust. (Annuaire des Artistes, 1902)
M. André Gresse, fils de Léon Gresse, de l'Opéra, est né à Lyon. Il entra au Conservatoire et obtint, en 1896, le second prix d'opéra-comique, les premiers accessits de chant et d'opéra. Il débuta à l'Opéra-Comique, le 19 novembre 1896, dans le rôle du Commandeur de Don Juan, qu'il joua soixante-dix-huit fois ; il y chanta également tout le répertoire et soixante-dix fois le Comte des Grieux de Manon. Engagé à l'Opéra, il y fit ses débuts le 7 janvier 1901, dans Saint-Bris des Huguenots. Depuis cette époque, M. Gresse a chanté tout le répertoire, y compris celui de Wagner, un grand nombre de fois. Comme exemples, nous citerons : les Huguenots (quatre-vingt fois), Guillaume Tell (quarante-huit fois), Sigurd (quarante fois), Lohengrin (soixante-trois fois), Tristan et Yseult (cinquante-quatre fois), Tannhäuser, rôle du Landgrave (quarante-six fois), Roméo et Juliette, rôles de Capulet et de Frère Laurent (trente-quatre fois), Aïda (trente et une fois), la Damnation de Faust (quinze fois) et plus de deux cents fois le rôle de Méphistophélès de Faust. M. Gresse s'est fait entendre huit cent cinquante fois environ à l'Opéra ; il y fit la reprise de l'Enlèvement au sérail (Osmin), les créations de Tristan et Yseult (le roi Marke), Hippolyte et Aricie (Pluton), Bacchus (le Révérend), l'Or du Rhin (Fasolt), le Miracle (l'Évêque), à Monte-Carlo. Il a créé aussi les rôles de Wotan dans l'Or du Rhin, de Sancho Pança dans Don Quichotte, a chanté la Walkyrie, etc. (Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)
Le père de M. Gresse, chanteur à l'Opéra, désire que son fils André soit ingénieur-agronome. Mais le jeune homme se sentant de son côté des dispositions pour la peinture et la décoration, il se destine à embrasser cette carrière, lorsqu'au régiment, ayant eu l'occasion de chanter, l'idée lui vient de faire du théâtre. En 1893 il entre au Conservatoire avec le numéro 2 et après trois ans d'études, en juillet 1896, il obtient un deuxième prix d'opéra-comique (classe Taskin), premier accessit de chant (classe Duvernoy), premier accessit d'opéra (classe Melchissédec). Engagé par M. Carvalho à l'Opéra-Comique il débute le 17 novembre 1896 dans Don Juan (le Commandeur), il y chante la Dame Blanche, Mireille, Mignon, il y fait des créations dans le Spahi et Sapho (Césaire) (27 novembre 1807). En 1898 M. Albert Carré prend la direction de la Salle Favart, il le réengage pour deux ans, lui fait créer en 1898 Fervaal, Fidelio, Beaucoup de bruit pour rien, et en 1900 le Juif Polonais, puis l'artiste ajoute à son répertoire Lakmé (Nilakantha), Manon (le Comte), le Chalet, la Navarraise, Fra Diavolo, le Rêve, Louise. Engagé à l'Opéra en décembre 1900 il y est pensionnaire aujourd'hui depuis 21 années. Sous la direction Gailhard, il donne près de 300 représentations dans les Huguenots (Saint-Bris) (rôle où il débuta le 7 janvier 1901), Faust (Mephisto), Aïda (le Roi), Lohengrin (le Roi), Tannhäuser, Guillaume Tell, Roméo et Juliette, le Prophète, l'Africaine, Don Juan, Sigurd, Siegfried, le Cid, le Freischütz, et il fait des créations dans l'Enlèvement au Sérail (1903) et Tristan et Iseut (1904). Sous la direction Messager-Broussan il est distribué dans Hamlet, le Crépuscule des Dieux, Monna Vanna, Samson et Dalila, la Walkyrie, la Damnation de Faust et il crée en 1908 Hippolyte et Aricie (Pluton), en 1909 Bacchus (le Révérend) et l'Or du Rhin, en 1910 Don Quichotte (Sancho) et le Miracle (l'évêque), en 1911 Parsifal et Scemo. Sous la direction Messager-Broussan il est affiché dans Hamlet, Henry VIII, Roma, la Légende de Saint Christophe, et on lui conne des créations en 1915 dans la Demoiselle de Nantes, en 1916 Iphigénie en Tauride, Briséïs, en 1917 Prométhée, en 1918 Castor et Pollux, en 1919 le Retour et Salomé. (Nos Vedettes, 1922)
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