Madeleine MÉNARD

Madeleine Ménard en 1914 [photo Bert]
Madeleine Louise MÉNARD dite Madeleine MÉNARD
soprano français
(3 rue des Pénitents, Le Havre, Seine-Inférieure [auj. Seine-Maritime], 28 septembre 1886* – Paris 17e, 18 février 1935*)
Fille d’Ange Marie MÉNARD (Saint-Servan [auj. dans Saint-Malo], Ille-et-Vilaine, 18 novembre 1842 –), chaudronnier, et de Marie Louise MACÉ (Lorient, Morbihan, 05 août 1855* –), mariés à Lorient le 26 juin 1873*.
Epouse à Paris 17e le 17 décembre 1919 Pierre CHATEAUVIEUX (La Rochelle, Charente-Maritime, 05 juillet 1891* – Paris 8e, 31 octobre 1948*), colonel aviateur.
Elève au Conservatoire de Paris, elle y obtint en solfège une 3e médaille en 1907, puis une 2e médaille en 1908. Elle débuta à la salle Favart en 1910, où elle fit l’essentiel de sa carrière.
En 1910, elle habitait 35 rue de Maubeuge à Paris 9e. Elle est décédée en 1935 à quarante-huit ans en son domicile, 4 rue Albert-Samain à Paris 17e.
|
Sa carrière à l'Opéra-Comique
Elle y débuta le 02 janvier 1910 dans Cavalleria rusticana (Lola).
Elle y créa le 07 février 1912 la Lépreuse (1re Lavandière) de Sylvio Lazzari ; le 29 octobre 1912 la Danseuse de Pompéi (Hiboéra) de Jean Nouguès ; le 04 juin 1913 Julien ou la Vie du poète (une Chimère) de Gustave Charpentier ; le 25 février 1914 la Marchande d’allumettes (la Marchande de nouveautés) de Tiarko Richepin.
Elle y chanta Aphrodite (Séso ; Corinna, 100e le 11 novembre 1913) ; Carmen (Micaëla, 16 mars 1910) ; les Contes d’Hoffmann (Giulietta) ; la Flûte enchantée (un garçon) ; Louise (Camille ; Marchande d’artichauts) ; Madame Butterfly (la Cousine) ; Mireille (Andreloun) ; la Reine Fiammette (1er jeune Garçon, 08 février 1910) ; Richard Cœur de Lion (Laurette, 10 février 1912) ; la Traviata (Clara, 18 décembre 1913). |

Madeleine Ménard en 1912 [photo Félix]
|
Douée d’un joli physique et d’une délicieuse voix de soprano, Mlle Ménard entra au Conservatoire de Paris, avec l’unanimité des voix des membres du Jury d’admission, où elle fit d’excellentes études et y concourut pour le chant, l’opéra-comique et le solfège. Sortie lauréate des ces classes, elle fut engagée par M. Gunsbourg, à l’Opéra de Monte-Carlo, où elle créa avec beaucoup d’adresse et de talent, le Cobzar de Mme Ferrari et se fit remarquer dans différents rôles du répertoire, notamment dans la Walkyrie et dans Carmen, où elle incarna de jolie façon la Micaëla aux côtés de Mme Lucienne Bréval et de M. Rousselière. Engagée à l’Opéra-Comique depuis peu de temps, elle fut successivement Lola dans Cavalleria rusticana, puis se fit remarquer dans la Reine Fiammette et la Flûte enchantée. Enfin elle vit ses efforts encouragés, par le succès qu’elle obtint dans le rôle de Micaëla, qu’elle interpréta en mars dernier, aux côtés de Mme Bréval et de M. Salignac. Mlle Madeleine Ménard est déjà très recherchée dans les concerts et soirées mondaines et son avenir artistique s’annonce sous les meilleurs auspices. (Annuaire des Artistes, 1910)
Mlle Madeleine Ménard, la cantatrice si appréciée du public, vient d’obtenir beaucoup de succès à Aix-les-Bains en interprétant le rôle de Mimi de la Bohème dans lequel elle se montra tendre et émouvante. (le Monde artiste, 27 juillet 1912)
Soprano, née au Havre ; lauréate du Conservatoire, débuta à Monte-Carlo, en 1908, dans le rôle de Micaëla (Carmen). Après avoir interprété plusieurs ouvrages, elle fut engagée à l’Opéra-Comique, où elle interprète depuis cette époque les ouvrages du répertoire : Carmen, Richard Cœur de Lion, Cavalleria rusticana, Louise, etc. Entre temps, Mlle Madeleine Ménard s'est fait entendre à Aix-les-Bains, dans la Vie de bohème (Mimi), à Dieppe, dans le Mariage de Télémaque. A fait diverses créations à l'Opéra-Comique dans la Lépreuse, la Danseuse de Pompéi et dans Julien. (Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)
|