Henri LEQUIEN

 

Henri Lequien en 1914 [photo Manuel]

 

 

Henri Alexandre LEQUIEN dit Henri LEQUIEN

 

basse française

(172 quai de Jemmapes, Paris 11e, 25 mai 1865* – Paris 18e, 03 juillet 1925*)

 

Fils d’Alexandre Albert LEQUIEN (Paris ancien 8e, 09 août 1830* – Saint-Maurice, Seine [auj. Val-de-Marne], 05 septembre 1883*), professeur de dessin [fils de Justin Marie LEQUIEN (Paris ancien 9e, 09 décembre 1796* – Villevallier, Yonne, 18 novembre 1881*), sculpteur], et de Marie Constance CHAMOULLEAU (Marseille, 2e registre, Bouches-du-Rhône, 16 février 1841* – 26 mai 1927), professeur de piano, mariés à Paris 3e le 06 avril 1861*.

Epouse 1. à Bruxelles, Belgique, le 19 décembre 1891* (puis divorce) Hélène Jeanne Marie VANDENKERCKHOVE (Bruxelles, 25 juin 1855* – Paris 2e, 24 mai 1916*).

Epouse 2. à Genève, Suisse, le 17 mai 1898 (divorce le 10 avril 1913) Gabrielle Henriette Jeanne dite Georgette KETTEN (Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais, 09 juin 1875* – Paris 19e, 28 mai 1928*), artiste lyrique, fille de Léopold KETTEN (Temešvár, Hongrie [auj. Tchéquie], 10 mai 1845 – Genève, 24 septembre 1932), artiste lyrique naturalisé français et directeur de Conservatoire.

Parents de Léopoldine Cécile Mariette LEQUIEN (Paris 9e, 20 mars 1910* – Paris 15e, 22 novembre 1966*), employée de bureau.

Epouse 3. à Boulogne-sur-Mer le 06 septembre 1922* Madeleine Charlotte FOURRÉ (Clichy-la-Garenne, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 16 décembre 1898 – Créteil, Val-de-Marne, 09 janvier 1973), dactylographe.

 

 

Il est dans une famille d’artistes : son oncle Justin LEQUIEN (Paris, 30 octobre 1826* – Paris 10e, 02 juin 1882*) était sculpteur, ainsi que son grand-père Justin Marie LEQUIEN (second prix de Rome en 1819), et son arrière-grand-père Pierre André LEQUIEN (– Paris ancien 6e, 01 juillet 1826*). Il fit ses études au Conservatoire de Paris, où il obtint en 1890 un 2e accessit de chant (élève de Crosti), un 2e accessit d’opéra (élève de Giraudet), et un 2e accessit d’opéra-comique (élève d’Achard). Basse chantante, il débuta dans Faust (Méphistophélès) au Théâtre des Arts de Rouen en 1889, où il chanta les premières de Salammbô (Narr’Havas) de Reyer le 22 novembre 1890, et de Velléda (Senon) de Lenepveu le 18 avril 1891, et créa Gyptis (le Roi) de Noël Desjoyeaux le 16 décembre 1890. Il se produisit à la Monnaie de Bruxelles (1892-1894), où il chanta la première de l’Attaque du moulin (le Tambour) le 27 janvier 1894, et de Tristan et Isolde (le roi Marke) le 21 mars 1894 ; à l’Opéra de Bordeaux (1897-1898) ; au Théâtre royal d’Anvers (1898-1902) ; à l’Opéra de Nice (1903), où il créa la version scénique de Marie-Magdeleine (Judas) de Massenet le 09 février 1903 ; au Grand-Théâtre de Lyon (1905) ; à l’Opéra de Monte-Carlo (1905-1907), où il créa Chérubin (le Comte) de Massenet le 14 février 1905, Amica (Père Camoine) de Mascagni le 16 mars 1905, et l'Ancêtre (Bursica) de Saint-Saëns le 24 février 1906 ; à l’Opéra de Paris (1907) ; au Staatsoper de Berlin (1907) ; au Théâtre des Champs-Elysées (1913), où il a chanté le Freischütz (Ermite) le 04 avril 1913 ; à la Gaîté-Lyrique (1913-1914), où il a chanté la première du Chemineau (Maître Pierre) le 20 novembre 1913 ; au Théâtre municipal de Zurich (1919). Il a été nommé officier d’académie le 24 janvier 1907.

En 1891, il habitait 42 rue de Dunkerque à Paris 9e ; en 1910, 14 boulevard Barbès à Paris 18e ; en 1914, 18 rue Gérando à Paris 9e. Il est décédé en 1925 en son domicile, 74 rue des Martyrs à Paris 18e à soixante ans. Il est enterré au Père-Lachaise.

 

Il n’a pas de lien de parenté avec les sœurs Marthe, Berthe et Marguerite LEQUIEN, danseuses à l’Opéra de Paris.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il y débuta le 27 janvier 1908 dans Faust (Wagner, répétition générale de gala le 25 janvier).

 

Il y chanta Guillaume Tell (Melchtal, 29 janvier 1908) ; Lohengrin (le Roi, 1908) ; Aïda (le Roi, 25 mars 1908) ; le Prophète (Oberthal, 01 avril 1908) ; Rigoletto (Sparafucile, 04 avril 1908 ; Monterone, 08 janvier 1909) ; Hippolyte et Aricie (Pluton, 14 juillet 1908) ; Roméo et Juliette (Capulet, 27 juillet 1908) ; Samson et Dalila (Abimélech, 04 janvier 1909 ; un Vieillard hébreu, 28 avril 1909) ; Monna Vanna (Marco Colonna, 1909) ; Henry VIII (le Duc de Norfolk, 18 juin 1909) ; Hamlet (le Spectre, 22 août 1909) ; la Walkyrie (Hounding, 200e, 10 décembre 1910) ; le Miracle (le Syndic, 22 février 1911).

 

Il y participa à la première le 06 mai 1910 de Salomé (1er Soldat) de Richard Strauss [version française de Marliave et Gailhard] ; le 09 juin 1911 de Siberia (le Capitaine) d’Umberto Giordano [version française de Paul Milliet].

 

 

 

Henri Lequien en 1908 [photo Dufayel]

 

 

 

M. Henri Lequien, première basse chantante, né à Paris, fit ses études au Conservatoire, d'où il sortit trois fois lauréat (chant, opéra, opéra-comique). Débuta à Rouen dans Méphistophélès de Faust, les Huguenots, Mignon, créa Narr’Havas dans Salammbô, passa ensuite à la Monnaie deux saisons (création de Tristan et Yseult (le Roi), de l'Attaque du moulin ; chanta à Lyon deux saisons, à Bordeaux, à Anvers (quatre saisons), y fit d'importantes créations : le Roi d'Ys, Princesse d'auberge, Amy Robsard, etc., Thaïs, à Nice, où il créa lors de la première représentation en France le rôle de Juda dans Marie-Magdeleine, chanta trois saisons à Monte-Carlo en français et en italien et créa Tannhäuser, Amica, l'Ancêtre, Théodora, etc. A l'Opéra, il débuta dans le rôle du Roi de Lohengrin, chanta Hippolyte et Aricie, Monna Vanna et tout le répertoire. M. Lequien a donné des représentations à Lisbonne, où il créa la Reine Fiammette et le Chemineau. A chanté en saison d'été à Royan, Vichy, Aix-les-Bains, Enghien, et dernièrement au Théâtre des Champs-Élysées. En représentations à la Gaîté-Lyrique (Maître Pierre, reprise du Chemineau).

(Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)

 

 

 

 

 

Discographie

Odéon, Paris, 1908

 

56186 – XP 4419

Guillaume Tell « On entend des montagnes »

Mme Lise Landouzy, MM. Agustarello Affre, Eugène Fréville, Lucien Rigaux, Henri Lequien, Armand Narçon, Orchestre de l’Opéra

 

56193 – XP 4439

Aïda – Sextuor « O guerriers sur ce rivage »

Mmes Amelia Talexis, Lise Landouzy, MM. Agustarello Affre, Eugène Fréville, Henri Lequien, Armand Narçon, Chœurs et Orchestre de l’Opéra

 

56194 – XP 4420

Guillaume Tell « Pasteurs que vos accents s’unissent »

Mme Lise Landouzy, MM. Agustarello Affre, Eugène Fréville, Lucien Rigaux, Henri Lequien, Armand Narçon, Orchestre de l’Opéra

 

56196 – XP 4438

Aïda – Sextuor « Gloire à l’Egypte »

Mmes Amelia Talexis, Lise Landouzy, MM. Agustarello Affre, Lucien Rigaux, Henri Lequien, Armand Narçon, Chœurs et Orchestre de l’Opéra

 

56197 – XP 4453

Lohengrin « O Dieu du ciel en qui j’ai foi »

Mmes Amelia Talexis, Lise Landouzy, MM. Agustarello Affre, Lucien Rigaux, Henri Lequien, Orchestre de l’Opéra

 

97116

Aïda – Sextuor « Il le faut! que leur race périsse! »

Mmes Amelia Talexis, Marie Narçon, MM. Agustarello Affre, Henri Lequien, Armand Narçon, Lucien Rigaux, Chœurs et Orchestre de l’Opéra

 

97120

Aïda « A l’heure du danger »

Mme Amelia Talexis, MM. Agustarello Affre, Louis Claudin, Henri Lequien, Armand Narçon, Chœurs et Orchestre de l’Opéra

 

97137

Guillaume Tell « Près des torrents qui grondent »

Mme Amelia Talexis, MM. Agustarello Affre, Eugène Fréville, Lucien Rigaux, Henri Lequien, Chœurs et Orchestre de l’Opéra

 

97141 – XP 4455

l’Africaine – Final « D’impie et de rebelle »

MM. Agustarello Affre, Eugène Fréville, Lucien Rigaux, Henri Lequien, Bernard, Armand Narçon, Chœurs et Orchestre de l’Opéra

 

97142 – XP 4452

les Huguenots – Septuor « En mon bon droit j’ai confiance »

MM. Agustarello Affre, Eugène Fréville, Louis Claudin, Lucien Rigaux, Henri Lequien, Bernard, Armand Narçon, Orchestre de l’Opéra

 

97373 – XP 4741

Sigurd « Au nom du roi Gunther »

M. Henri Lequien, Orchestre

 

 

 

 

 

    

 

Sextuor « Il le faut! que leur race périsse! »

extrait de l'acte II d'Aïda de Verdi [version française de Du Locle et Nuitter]

Mmes Amelia Talexis, Marie Narçon, MM. Agustarello Affre, Henri Lequien, Armand Narçon, Lucien Rigaux, Chœurs et Orchestre de l’Opéra

Odéon 97116, enr. à Paris en 1908

 

 

 

 

 

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