Germaine LE SENNE

 

Germaine Le Senne en 1914 [photo de Lalancy, Genève]

 

 

Marie Thérèse Jeanne Clémentine Germaine LE SENNE dite Germaine LE SENNE

 

soprano français

(10 rue Royale, Paris 8e, 10 juin 1881* – 1942)

 

Fille de Charles Etienne LE SENNE (Paris, 21 avril 1848 – Paris 9e, 13 février 1901*), avocat à la Cour d’Appel de Paris, député de la Seine [fils de Napoléon Magdelaine LE SENNE (Saussezemare-en-Caux, Seine-Inférieure [auj. Seine-Maritime], 04 mars 1811 – Paris 8e, 23 octobre 1888*), juge de paix], et de Marie Thérèse Hélène POTIER DE LA BERTHELLIÈRE (Paris ancien 1er, 01 juin 1856 – Paris 1er, 01 septembre 1932*), mariés à Paris 8e le 25 août 1880*.

Epouse à Paris 9e le 28 juillet 1908* (divorce le 15 mars 1933) Charles Honoré BATILLIOT (Paris 17e, 03 décembre 1881* – Dourdan, Seine-et-Oise [auj. Essonne], 29 septembre 1953), lithographe et homme de lettres (auteur du livret de Sonia de Philippe Gaubert).

Le frère de son père, Henri Camille LE SENNE (Paris ancien 2e, 12 décembre 1851 – Paris 9e, 05 juillet 1931*), critique musical, est l’auteur de livrets d’opéras (le Cavalier d’Olmedo ; le Père joué).

 

 

Au Conservatoire de Paris, elle obtint en 1906 les 2e accessits de chant et d’opéra ; en 1907, un 1er accessit de chant et un second prix d’opéra ; et en 1908, le second prix de chant et le premier prix d’opéra. Elle débuta l’année suivante au Palais Garnier. Elle a chanté à Genève (la Walkyrie), Lyon, Nantes, et s’est fait entendre également dans de nombreux concerts classiques, en France chez Lamoureux, en Suisse, en Espagne, etc. Elle est la créatrice d’Héliogabale (Cynthia) de Déodat de Séverac (Arènes de Béziers, 21 août 1910) ; de Sonia (Sonia) de Philippe Gaubert (Théâtre municipal de Nantes, 08 février 1913) dont le livret est dû à son époux. [D'après Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914]

En 1908, elle habitait 15 rue de Caumartin à Paris 9e ; en 1911, 67 rue Lévis à Paris 17e ; en 1914, 47 boulevard Pereire à Paris 17e ; en 1931, 60 rue Pergolèse à Paris 16e. Elle est enterrée au Père-Lachaise (42e division).

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle y débuta le 17 février 1909 dans Armide (la Haine) de Gluck.

 

Elle y chanta la Walkyrie (Siegrune, 1909, puis Brunehilde, 1909) ; les Huguenots (Valentine, 23 août 1909) ; l’Or du Rhin (Fricka, 1910) ; Tristan et Isolde (Brangaene, 1910) ; Lohengrin (Ortrude, 1912) ; le Cid (Chimène, 1912) ; Sigurd (Brunehilde, 1912) ; Aïda (Aïda, 1912) ; l’Offrande à la Liberté (la Charité, 1915) ; Patrie ! (Dolorès, 1916).

 

Elle y participa à la première le 06 mai 1910 de Salomé (Hérodias) de Richard Strauss [version française de Marliave et Gailhard] ; le 24 avril 1912 de Roma (la Grande Vestale) de Jules Massenet.

 

 

 

 

Germaine Le Senne dans Salomé (Hérodias) de Strauss en 1910 [photo Bert]

 

 

 

Germaine Le Senne dans Roma (la Grande Vestale) lors de la première à l'Opéra en 1912

 

 

 

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