Alexis GHASNE

 

Alexis Ghasne en 1914 [photo Dupont-Éméra, Bruxelles]

 

 

Georges Alexis BOBŒUF dit Alexis GHASNE

 

baryton et acteur de cinéma français

(4 bis cours Ragot, Saint-Denis, Seine [auj. Seine-Saint-Denis], 19 février 1868* – Paris 15e, 13 mars 1944*)

 

Fils de Pierre Alexis Francisse BOBŒUF (Chauny, Aisne, 06 septembre 1807* – Saint-Denis, 26 septembre 1874*), chimiste [fils de Pierre Antoine BOBŒUF (Homblières, Aisne, 21 novembre 1775 – Soissons, Aisne, 04 juillet 1832), épicier], et de Berthe Zoé GASNE (Paris ancien 9e, 08 janvier 1838* – Saint-Denis, 21 décembre 1878*), employée, mariés à Saint-Denis le 24 mars 1868*.

Epouse à Paris 15e le 04 août 1891* Camille Louise Clémence THOMEREL (Paris 15e, 26 mars 1871* – 1958), artiste lyrique, fille de Camille Ange Marie THOMEREL (Gorron, Mayenne, 12 janvier 1843 – Vichy, Allier, 29 mai 1903*), pharmacien, et de Marie Louise Charlotte COUSTET (1845 – 26 janvier 1917), herboriste.

Parents de Georgette Berthe Louise BOBŒUF (Paris 15e, 10 août 1894* – Paris 15e, 12 septembre 1973*).

 

 

Il étudia au Conservatoire de Paris ; il y obtint en 1890 un second prix de chant et un 1er accessit d’opéra-comique, et, en 1891, une 3e médaille de solfège et un second prix d’opéra-comique. Il débuta en 1892 à la Monnaie de Bruxelles où il resta jusqu’en 1895 ; il y participa aux premières, le 30 novembre 1892 de Maître Martin (Rheinold) de Blockx, le 24 janvier 1893 de Werther (Albert) de Massenet, le 27 janvier 1894 de l’Attaque du moulin (le capitaine ennemi) de Bruneau, et le 13 février 1895 de Paillasse (Sylvio) de Leoncavallo. Il chanta ensuite en province (Opéra de Nice, 1900), puis il entra à la salle Favart en 1897 où il chanta jusqu’en 1919. Parallèlement, il chanta au Théâtre Lyrique de la Renaissance [la Bohème (Rodolphe) de Leoncavallo le 01 octobre 1899] ; à la Gaîté [Hérodiade (Hérode) le 21 octobre 1903 ; Messaline (Myrrhon) le 24 décembre 1903] ; au Nouveau-Théâtre, rebaptisé Opéra-Bouffe [création de la Pitchounette (Bellerose) de Michiels le 14 octobre 1904]. Il fut à nouveau engagé à la Monnaie pour la saison 1911-1912, et il y participa le 06 décembre 1911 à la première de Déjanire (Philoctète) de Saint-Saëns. Il fut invité au Covent Garden de Londres où il chanta Faust (Valentin). Il fut professeur de chant et fut nommé officier de l’instruction publique. Il joua également des rôles secondaires dans quelques films muets : les Grands (le Père) d’Henri Fescourt (1924) ; Enfants de Paris (le Père) d’Albert-Francis Bertoni (1924) ; l’Arriviste (le président de la Cour d’Assises) d’André Hugon (1924) ; la Cité foudroyée (Hans Steinberg) de Luitz-Morat (1924) ; l’Homme des Baléares (le Docteur) d’André Hugon (1925) ; la Course du flambeau de Luitz-Morat (1925) ; le Double Amour (le Père) de Jean Epstein (1925).

En 1891, il habitait 70 boulevard Edgar Quinet à Paris 14e ; en 1911, 19 rue de la Paix à Bois-Colombes, Seine [auj. Hauts-de-Seine] ; en 1914, 64 avenue de la Motte-Picquet à Paris 15e. En 1942, il habitait 10 rue d’Ouessant à Paris 15e, où il est décédé en 1944 à soixante-seize ans. Il est enterré au cimetière du Montparnasse (26e division).

 

 

 

bottin mondain de 1942

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 08 septembre 1897 dans Cavalleria rusticana (Alfio).

 

Il y créa le 27 mars 1906 Aphrodite (Callidès) de Camille Erlanger ; le 26 février 1908 Ghyslaine (Renaud) de Marcel Bertrand ; le 25 février 1915 les Soldats de France (un Soldat).

 

Il y participa à la première le 20 décembre 1906 de la Rencontre imprévue ou les Pèlerins de La Mecque (le Calender) de Gluck [version française de Dancourt] ; le 18 décembre 1907 d’Iphigénie en Aulide (Agamemnon) de Gluck ; le 28 décembre 1918 de la Fille de Madame Angot (un Officier) de Charles Lecocq.

 

Il y chanta Alceste (le Grand Prêtre, 20 juin 1914) ; Aphrodite (Timon, 09 mars 1916) ; les Armaillis (Koebi, 09 juin 1909) ; la Bohème (Schaunard) ; Carmen (Escamillo) ; la Coupe enchantée (Josselin) ; la Fille de Madame Angot (Larivaudière) ; la Habanera (Ramon) ; Iphigénie en Tauride (Oreste, 20 décembre 1906) ; Lakmé (Nilakantha, 500e le 23 juin 1909) ; Louise (le Père) ; Madame Butterfly (Scharpless) ; Manon (le Comte ; Lescaut) ; Mireille (Ourrias) ; l'Ouragan (Richard) ; Pelléas et Mélisande (Golaud) ; Philémon et Baucis (Jupiter, 27 septembre 1908) ; le Roi d’Ys (Karnac) ; Sanga (Maître Vigord) ; la Tosca (Scarpia) ; la Traviata (d'Orbel, 19 octobre 1915) ; la Vivandière (marquis de Rieul, 13 décembre 1914) ; Werther (Albert, 23 octobre 1908).

 

 

 

Alexis Ghasne dans Carmen (Escamillo) en 1909 [photo Paul Berger]

 

 

 

M. Alexis Ghasne, baryton d'opéra-comique, né à Saint-Denis (Seine), obtint au Conservatoire une médaille de solfège, le premier prix de chant et le premier prix d'opéra-comique. Il fut l'élève de Bussine pour le chant, Taskin et Ponchard pour l'opéra-comique. Il débuta à la Monnaie, dans le rôle de Mercutio, et chanta Mireille, le Maître de chapelle, etc. ; il créa Albert dans Werther, ainsi que Sylvio dans Paillasse, le capitaine ennemi dans l'Attaque du moulin. Après être resté trois années à Bruxelles, chanta à Lyon, Marseille, Nice, Covent Garden. Il créa Briséis, de Chabrier (rôle du Catéchiste), chez Lamoureux. Engagé par Carvalho à l'Opéra-Comique, il y débuta dans Werther et interpréta tout le répertoire. En 1900, il chanta le rôle d'Oreste dans Iphigénie en Tauride, à la Renaissance (direction Danbé), puis rentra à l'Opéra-Comique pour interpréter Iphigénie en Aulide, Alceste, Golaud de Pelléas, la Habanera, etc. Retourna à la Monnaie où il créa Déjanire et fit la reprise de Fidelio (Pizzaro). Actuellement à l'Opéra-Comique.

(Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)

 

 

 

 

 

Alexis Ghasne en 1907 [photo Paul Berger]

 

 

 

Discographie

 

Zonophone, Paris, début 1905 (18 cm)

4377n - cat. 82183 - Arioso (Messager)

4378n - cat. 82184 - Pauvres fous (Tagliafico)

4379n - cat. 82185 - Quand l'oiseau chante (Tagliafico)

4380n - cat. 82186 - les Trois heures de la vie (Ganne)

4381n - cat. 82187 - Lakmé (Delibes): Stances

4383n - cat. 82188 - la Pitchounette (Michiels): Je vois toujours son fin visage

4436n - cat. 82195 - Paul et Virginie (Masse): L'oiseau s'envole

4437n - cat. 82196 - la Pitchounette (Michiels): La lettre

4438n - cat. 82197 - Martha (Flotow): L'âme en peine

4439n - cat. 82198 - Bonjour, Suzon (Delibes)

4440n - cat. 82199 - Messaline (de Lara): Viens aimer

4441n - cat. 82200 - la Traviata (Verdi): Lorsqu'à de folles amours

Zonophone, Paris, 1906

5580o - cat. X-82544, 232446 - le Carillonneur de Bruges (Grisar): Sonnez, sonnez

5581o - cat. X-82545 - Rondel de l'adieu (de Lara)

5582o - cat. X-82546 - Joli Gilles (Poise): Voici le matin la grive a chanté

5584o - cat. X-82547, 232429 - Au clair de la lune (Michiels)

5585o - cat. X-82548, 232430 - la Coupe du Roi de Thulé (Diaz): Romance

5825o - cat. X-82571 - le Soir (Gounod)

5827o - cat. X-82572 - Guillaume Tell (Rossini): Sois immobile

5828o - cat. X-82573 - Hérodiade (Massenet): Vision fugitive

5829o - cat. X-82574 - Hamlet (Thomas): Comme une pâle fleur

5866o - cat. X-82579 - Hamlet (Thomas): O vin dissipe la tristesse

5867o - cat. X-82580 - le Roi de Lahore (Massenet): Arioso "Promesse de mon avenir"

5868o - cat. X-82581 - Noël païen (Massenet)

5869o - cat. X-82582 - l’Africaine (Meyerbeer): Fille des rois

 

APGA, Paris, v. 1907

1551 Hérodiade (Massenet): Vision fugitive

1552 la Traviata (Verdi): Lorsqu'à de folles amours

1553 Faust (Gounod): Invocation

1554 Carmen (Bizet): Air du Toréador

1574 la Jolie Fille de Perth (Bizet): Air

1575 le Carillonneur de Bruges (Grisar): Grand air "Sonnez, sonnez"

1576 la Coupe du Roi de Thulé (Diaz): La nature entière

1577 l’Ame en peine (Flotow): Depuis l'instant

1710 Pauvres fous (Tagliafico)

1711 Quand l'oiseau chante (Tagliafico)

1735 Lakmé (Delibes): Stances

1736 les Noces de Jeannette (Massé): Margot, lève ton sabot

1737 Rondel de l'adieu (de Lara)

1738 Messaline (de Lara): Viens aimer

APGA, Paris, v. 1908

A51 - cat. 1930 - Manon (Massenet): Ne bronchez pas

A52 - cat. 1931 - Iphigénie en Aulide (Gluck): Diane impitoyable

A53 - cat. 1932 - Iphigénie en Aulide (Gluck): Peuvent-ils ordonner

A54 - cat. 1933 - Iphigénie en Aulide (Gluck): O toi! l'objet

A153 - cat. 1993 - le Chant du départ (Méhul)

A154 - cat. 1994 - la Marseillaise (Rouget de Lisle)

APGA, Paris, v. 1909

A360 - cat. 2193 - le Roi s'amuse (Robert Planquette)

 

Pathé-APGA saphir, 90 tours, Paris v. 1911

P 201-1 - le Farfadet (Adam): On dirait que tout sommeille - réédité sur 80 tours P 30

P 201-2 - le Carillonneur de Bruges (Grisar): Sonnez, sonnez - réédité sur 80 tours P 164

P 202-1 - l'Ame en peine (Flotow): Depuis l'instant - réédité sur 80 tours P 30

P 202-2 - Messaline (de Lara): Viens aimer - réédité sur 80 tours P 164

 

 

 

 

 

    

 

Air "Vision fugitive"

extrait de l'acte II d'Hérodiade de Massenet

Alexis Ghasne (Hérode) et Orchestre

Apga 1551, enr. à Paris en 1907

 

 

    

 

Romance "La nature entière"

extrait de l'acte I de la Coupe du Roi de Thulé de Diaz

Alexis Ghasne (Yorick) et Orchestre

Zonophone X 82.548, mat. 5585o, enr. à Paris en 1906

 

 

    

 

Air "Fille des rois"

extrait de l'acte II de l'Africaine de Meyerbeer

Alexis Ghasne (Nélusko) et Orchestre

Zonophone X 82.582, mat. 5869o, enr. à Paris en 1906

 

 

    

 

Couplets "Sonnez, sonnez!"

extrait de l'acte I du Carillonneur de Bruges de Grisar

Alexis Ghasne (Mathéus) et Orchestre

Pathé saphir 90 tours P 201-2 réédité sur 80 tours P 164, enr. v. 1911

 

 

    

 

"Viens aimer"

extrait de l'acte II de Messaline de Lara

Alexis Ghasne (Myrrhon) et Orchestre

Pathé saphir 90 tours P 202-2 réédité sur 80 tours P 164, enr. v. 1911

 

 

    

 

Au clair de la lune

(par. H. Dracy / mus. Gustave Michiels)

Alexis Ghasne et Orchestre

Zonophone X 82.547, mat. 5584o, enr. à Paris en 1906

 

 

 

le Soir

(par. Alphonse de Lamartine / mus. Charles Gounod)

Alexis Ghasne et Orchestre

Zonophone X 82.571, mat. 5825o, enr. à Paris en 1906

 

 

 

 

 

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