Léon ELAIN

Léon Elain dans les Noces de Jeannette (Jean) en 1914 [photo Duguy]
Léon Louis ELAIN dit Léon ELAIN
baryton français
(2 place Thiers, Saint-Denis, Seine [auj. Seine-Saint-Denis], 25 décembre 1889* – 87 route de Levens, Nice, Alpes-Maritimes, 09 juin 1929*)
Fils de Louis Prosper Léon ELAIN (Caen, Calvados, 20 avril 1854* – Pontoise, Seine-et-Oise [auj. Val-d’Oise], 27 avril 1931), et d’Adèle Jeanne Marie Pauline REDON (Verdun-sur-Garonne, Tarn-et-Garonne, 10 décembre 1863 – Éragny-sur-Oise, Seine-et-Oise [auj. Val-d’Oise], 15 janvier 1929), marchands de vins, mariés à Saint-Denis le 21 septembre 1882*.
Epouse 1. à Paris 10e le 19 avril 1913* (divorce le 02 juillet 1919) Germaine Louise Annette FAUSSEMAGNE (Paris 10e, 09 octobre 1892 – Colombes, Hauts-de-Seine, 02 mai 1976).
Epouse 2. à Paris 17e le 23 décembre 1920* Susanne Léontine MULOT (Louviers, Eure, 23 octobre 1892 – Courbevoie, Hauts-de-Seine, 19 septembre 1965) [remariée à Paris 17e le 31 décembre 1943* avec Paul DEVRIÈS (Paris 9e, 20 octobre 1888* – Paris 17e, 25 janvier 1956*), administrateur de société, frère de David DEVRIÈS, ténor].
Au Conservatoire de Paris, il obtint en chant, un 1er accessit en 1910 puis un premier prix en 1912 (élève de De Martini), et, en opéra-comique, un 1er accessit en 1910 puis un premier prix en 1911 (élève d’Isnardon). Il a débuté à la Salle Favart le 19 décembre 1912.
A Paris, il a participé aux créations suivantes : la Petite reine des Roses (Sparados) de Ruggero Leoncavallo (Théâtre Réjane, 09 mai 1913) ; la Demoiselle du Printemps d’Henri Goublier (Apollo, 17 mai 1916) ; le Marché d’amour (Horace) de Léo Pouget (Variétés, 23 août 1919) ; Gri-Gri (Gaston Deligny) de Paul Lincke (Gaîté-Rochechouart, 04 décembre 1924) ; la Nuit passionnée (Florent) d’Henri Morisson (Cigale, 05 septembre 1925) ; J’ me suis donnée (Adhémar de Pressigny) de Louis Hillier (Cigale, 01 mai 1926).
En 1924, il était directeur des théâtres Montparnasse et des Gobelins.
En 1914, il habitait 201 rue Lafayette à Paris 10e ; en 1921, 3 rue Etienne-Jodelle à Paris 18e. Il est décédé en 1929 à trente-neuf ans, domicilié à Nice.
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Sa carrière à l'Opéra-Comique
Il y débuta le 19 décembre 1912 dans le Barbier de Séville (Figaro).
Il y chanta Manon (de Brétigny). |

Léon Elain en 1910
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On sait quelle jolie voix a M. Elain, soldat au 87e, ce qui ne l'empêche pas d'être élève du Conservatoire à Paris. On conçoit que ses études de chant se ressentent un peu de son état provisoire. Aussi n'a-t‑il pas eu, au concours du Conservatoire, le second prix que ses amis espéraient pour lui. Un de nos confrères écrit à ce sujet : « M. Léon Elain est un baryton d'une grande souplesse, d'un vif agrément, et l'air d' « Hérodiade » choisi le révéla adroit tragédien lyrique. La salle l'applaudit de bon cœur, mais le jury ne parut pas apprécier comme la salle, puisqu'il ne donna pas de second prix à ce jeune pioupiou titulaire déjà d'un premier accessit en 1910. Ce n'est évidemment que partie remise. (Journal de Saint-Quentin, 01 juillet 1911)
M. Léon Élain, baryton d'opéra-comique, né à Saint-Denis (Seine), travailla le chant avec M. de Martini et la mise en scène avec M. Isnardon ; il obtint, en 1911, le premier prix d'opéra-comique (scène de la consultation du Médecin malgré lui, de Gounod), en 1912, le premier prix de chant. Engagé aussitôt par M. Carré, il débuta à l'Opéra-Comique, dans le Barbier de Séville (Figaro). Il créa au Théâtre Réjane, lors de la saison d'opérettes italiennes, l'an passé, la Petite Reine des roses, de Leoncavallo. M. Élain est actuellement engagé pour deux ans au Théâtre de la Gaîté-Lyrique, où il vient d'interpréter les rôles de Rip et de Frédérick (Lakmé). Il doit y interpréter tous les rôles du répertoire d'opéra-comique et d'opérette. (Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)
On nous annonce la mort, survenue à Nice, du baryton Léon Elain qui obtint de vifs succès à Paris, à l’Opéra-Comique, au Trianon-Lyrique et à la Gaîté-Lyrique, où il a chanté, lors de la reprise de Véronique, le rôle de Loustot. Il était élève du Conservatoire où il remporta ses deux premiers prix en 1911 et 1912. Il n’avait pas quarante ans. C’était un chanteur de talent doublé d’un comédien très adroit. (Lyrica, juillet-août 1929)
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Léon Elain en 1919
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Discographie
Gramophone (Paris) 02866v – le Barbier de Séville (Rossini) : « Pour qu'il ait moins de défiance » (avec De Creus) – 034193, W 270 – enr le 30 décembre 1913 02933v – le Barbier de Séville (Rossini) : « D'un métal si précieux » (avec De Creus) – 034202, W 270 – enr le 08 avril 1914 21199u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « Oui, nous devons faire taire » (avec Brothier, De Creus, Choeurs) – K 859 (234061) – enr le 02 mars 1920 21201u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « C'est affreux » (avec Brothier, De Creus, Choeurs) – K 862 (234063) – enr le 02 mars 1920 21216u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « A la lueur de ces flambeaux » (avec Brothier, Choeurs) – K 865 (234066) – enr le 07 mars 1920 21217u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « C'est là qu'est la richesse » (avec De Creus) – K 870 (234072) – enr le 07 mars 1920 21218u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « Debout, debout, nobles ancêtres » (avec Brothier, De Creus, Choeurs) – K 870 (234073) – enr le 07 mars 1920 21219u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « Gloire au valeureux Grenicheux » (avec Brothier, De Creus, Choeurs) – K 869 (234071) – enr le 07 mars 1920 21321u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « Pour ce trésor » (avec Brothier, De Creus, Baugé, Choeurs) – K 873 (234076) – enr le 19 avril 1920 21322u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « Jeune fille, dis-moi ton nom » (avec Brothier, Baugé, De Creus, Choeurs) – K 864 (234064) – enr le 19 avril 1920 21323u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « Ah, le vilain bonhomme » (avec Brothier, Baugé, De Creus, Chœurs) – K 865 (234065) – enr le 19 avril 1920 21324-1u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « Pristi! Sapristi! Montons-nous la tête » (avec Brothier, De Creus) – K 866 (234067) – enr le 19 avril 1920 21332u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « J'avais perdu la tête et ma perruque » – K 867 (232938) – enr le 23 avril 1920 21333u – les Cloches de Corneville (Planquette) : « Enfin, nous voilà transportés » – K 871 (232940) – enr le 19 avril 1920
Perfectaphone, Paris, v. 1924 1926 – les Mousquetaires au Couvent (Varney): « Pour faire un brave mousquetaire » 1926 – les Cloches de Corneville (Planquette): « J'ai fait trois fois le tour du monde » 1929 – l'Anneau d'argent (Chaminade) 1929 – Plaisir d'amour (Martini) 1935 – le Jongleur de Notre-Dame (Massenet): Légende de la sauge (1) 1935 – le Jongleur de Notre-Dame (Massenet): Légende de la sauge (2) 1936 – le Jour et la Nuit (Lecocq) : « Sous les regards » 1936 – François les bas bleus (Messager) : Ronde
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Finale "Jeune fille, dis-moi ton nom" extrait de l'acte I des Cloches de Corneville de Planquette Yvonne Brothier (Serpolette), Eugène De Creus (Grenicheux), André Baugé (Henri), Léon Elain (Gaspard), Chœurs et Orchestre Disque Pour Gramophone K 864 (234064), mat. 21322u, enr. le 19 avril 1920
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