Augusta DORIA

 

Augusta Doria en 1914 [photo The Dover Street Studios, Londres]

 

 

Augusta KLAUS dite Augusta DORIA

 

contralto américain

(Charleston, Massachusetts, Etats-Unis, 17 juin 1873 – ap. 1928)

 

De sa liaison avec Jacques Benoît Théophile, comte de LIEDEKERKE (Bruxelles, 28 février 1868 – Senonches, Eure-et-Loir, 03 mars 1930), industriel belge, est née Juliette Soléa Marie Florence LIEDEKERKE (Paris 8e, 12 avril 1907* – Paris 5e, 21 avril 1994) [épouse à Paris 8e le 23 octobre 1928* Pierre DUCLOS].

 

 

Ses parents sont originaires de Prusse. Elle vint très jeune en France. A sa sortie du couvent du Saint-Sacrement, où elle fit ses études, elle travailla le chant avec Vergnet et Mme Marchesi. Elle débuta le 20 novembre 1900, à la Monnaie de Bruxelles, dans le rôle de Brangaine, lors de la reprise de Tristan et Yseult, et y fit une saison, chantant tout le répertoire. Elle passa au Théâtre des Arts de Rouen en 1901, où elle chanta la première des Guelfes (Hélène Comnène) le 17 janvier 1902 et celle de Louise (la Mère) le 21 février 1902, et où elle interpréta Carmen, Dalila, Messaline, Amnéris, Hérodiade, puis au Théâtre Royal d'Anvers en 1902, où elle participe à la première de Messaline le 02 décembre 1902 et à celle de Louise le 15 janvier 1903. Elle donna, en 1902 et 1903, des représentations en France et en Belgique. En 1907-1908, appartenant au Grand Théâtre de Lyon, elle chante Hérodiade et la Favorite en représentation au Théâtre des Arts de Rouen. A partir de 1908, elle fit trois saisons consécutives au Manhattan Opera de New York. Nous la retrouvons, en 1910-1912, à Florence et Bologne, en représentations dans Carmen, Aïda, le Trouvère, puis peu après au Théâtre Impérial de Saint-Pétersbourg. De retour en France (hiver 1911-1912), elle incarna (toujours en représentations) Hérodiade et la Favorite à la Gaîté-Lyrique. En été 1912, elle était à l'Opéra de Londres, puis de nouveau à la Gaîté, pour une reprise d'Hérodiade.

En 1907, elle habitait 18 rue Daru à Paris 8e ; en 1914, 28 rue Lalo à Paris 16e ; en 1928, 6 rue Roquépine à Paris 8e.

 

 

 

 

A quelque chose malheur est bon.

On se souvient que, parmi les artistes engagés au poids de l'or par M. Hammerstein et qui n'ont pu aller chanter en Amérique, se trouvait Mme Augusta Doria.

MM. Isola – en directeurs avisés – ont de suite proposé à Mme Doria dont ils connaissaient la valeur, d'interpréter la Favorite, qu'elle a chantée récemment à la Gaîté-Lyrique.

Son succès fut tel que M. Charbonnel – l'actuel directeur – s'assura immédiatement le concours de cette grande cantatrice pour cinq représentations avec Hérodiade, qu'elle interpréta avant-hier pour la première fois, avec un succès qu'elle retrouvera ce soir, sans aucun doute.

(Comœdia, 09 janvier 1914)

 

 

 

 

 

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