Édouard CODOU

Édouard Codou dans Quo vadis ? (Vinicius) lors de la première à la Gaîté-Lyrique en 1909 [photo Bert]
André Fortuné Victor Édouard Léon CODOU dit Édouard CODOU
ténor français
(Toulon, Var, 25 février 1870* – Cannes, Alpes-Maritimes, 05 août 1953)
Fils de Joseph Léon CODOU (Le Luc, Var, 11 avril 1837* –), conducteur de voitures [fils de Joseph Pierre CODOU (Le Luc, 20 septembre 1799 – Le Luc, 09 février 1889), cultivateur], et de Pauline Thérèse GIRAUD (La Garde, Var, 27 avril 1845* –), mariés à Toulon le 29 janvier 1866*.
En 1903, il était au théâtre Graslin de Nantes. En 1906, il était au Théâtre royal d’Anvers, où il a chanté Siberia le 08 février 1906. En 1907-1908, il était premier ténor léger de l’Opéra municipal de Marseille. Au théâtre de la Gaîté-Lyrique, il a chanté la première parisienne de Quo vadis ? (Vinicius) de Jean Nouguès le 26 novembre 1909 ; l’Attaque du moulin (Dominique) en 1910 ; Lakmé (Gérald) le 02 novembre 1912, ainsi qu’une reprise de cette oeuvre le 07 octobre 1913. Il fut nommé officier d’académie en février 1923.
En 1914, il habitait 139 boulevard de Sébastopol à Paris 2e ; en 1921, à Mandelieu-Théoule (Alpes-Maritimes). Il est décédé en 1953 à quatre-vingt-trois ans.
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M. Édouard Codou, premier ténor. Ses débuts eurent lieu en 1900, à la Monnaie de Bruxelles, où il chanta tout le répertoire. De la scène bruxelloise, M. Codou passa au Grand-Théâtre de Nantes, où il créa : la Vie de bohème, le Juif polonais, l'Ouragan, etc. Engagé à Genève, il y resta quatre saisons consécutives. Durant la première, il alla interpréter Sibéria et Martha, à Anvers. Dans sa ville natale, pendant deux saisons, il joua la Reine Fiammette, Fortunio, la Manon de Puccini, le Jongleur de Notre-Dame, etc. Chantant en langue italienne, il fit la saison dite « d'opéra italien » au Casino de la Plage. Chanta également à Cannes et au Casino de Boulogne-sur-Mer. M. Codou se fit encore entendre à Biarritz, Aix-les-Bains, Vichy, Enghien, Boulogne-sur-Mer, et créa le rôle de Vinicius dans Quo Vadis ?, à la Gaîté-Lyrique. Était cette dernière saison au Casino municipal de Cannes. (Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)
Cannes, 5 août. – M. Edouard Codou, qui, a 83 ans, était le doyen des ténors français, est décédé aujourd’hui à Cannes. Né à Toulon le 25 février 1870, il avait débuté lors de l’ouverture du casino de la Jetée-Promenade à Nice, en 1887. Il s’est fait applaudir dans de grandes villes d’Europe et créa durant sa carrière d’artiste, 143 œuvres. (l’Echo d’Alger, 07 août 1953)
Codou est mort Les tombes s'ouvrent avec vitesse parmi les plus de soixante ans ; l'année a été cruelle pour les artistes et la Mort a fauché, presque chaque semaine une ex-gloire du théâtre, du music-hall et du cinéma. C'est cette semaine, le tour d'Edouard Codou, ténor léger, de demi-caractère, qui était le doyen des ténors français. Ses parents possédaient une fabrique de pâtes alimentaires, très réputée ; il préféra poser ses pattes sur la scène. L'amplitude de sa voix ne lui permit pas d'aborder les grands opéras classiques : il se contenta des rôles secondaires ou des opéras‑comiques où un tenorino suffit ; à la fin de sa carrière, il tint à se lancer dans l'opérette, classique, viennoise ou moderne où il réussit pleinement ainsi que dans les compères de revues. Le meilleur de ses succès et le plus vif fut l’interprétation du « Jongleur de Notre Dame », un des joyaux de notre théâtre lyrique. Codou y mettait en valeur ses qualités réelles de jongleur ; ses pirouettes devant la Vierge étaient saluées de vivats. (le Journal du Maroc, 14 août 1953)
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"N'est-ce plus ma main ?" extrait de l'acte III de Manon de Massenet Lise Landouzy (Manon), Edouard Codou (Des Grieux) et Piano Odéon 56030 et 56031, mat. XP 2799 et XP 2800, enr. à Paris le 01 août 1906
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