Jeanne BOURDON

 

Jeanne Bourdon dans la Damnation de Faust (Marguerite) à l'Opéra (photo Reutlinger) [le Théatre, décembre 1910]

 

 

Jeanne Maria BOURDON dite Jeanne BOURDON

 

soprano français

(51 rue de Saintonge, Paris 3e, 17 mars 1887* – maison de retraite Saint Colombier, Châteauneuf-Grasse, Alpes-Maritimes, 25 mars 1960)

 

Fille de Raymond Louis Anthime BOURDON (Marquéglise, Oise, 16 août 1860* – Paris 16e, 21 mai 1920*), cuisinier puis directeur de pension de famille [fils de Louis Joseph BOURDON (Marquéglise, 21 avril 1833 –), menuisier], et de Maria BOIDOT (Corbigny, Nièvre, 24 juin 1859* – Corbigny, 17 mars 1951), cuisinière, mariés à Corbigny le 07 avril 1885.

 

 

Au Conservatoire de Paris, élève de Lassalle et de Max Bouvet, elle obtint des prix de solfège (3e médaille, 1908 ; 2e médaille, 1909), de chant (2e accessit, 1907 ; second prix, 1908), d’opéra (2e accessit, 1907 ; second prix, 1908 ; premier prix, 1909). Elle débuta à l’Opéra en le 06 décembre 1909, où elle fit l'essentiel de sa carrière. Elle s’est fait entendre dans les grands concerts classiques en Belgique, Espagne, Hollande, etc. Elle a interprété à Monte-Carlo en 1913 Mefistofele, Paillasse, etc.

En 1911, elle habitait 31 rue du Rocher à Paris 8e ; en 1914, 117 rue de Courcelles à Paris 17e.

 

 

 

bottin mondain de 1942

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle y débuta le 06 décembre 1909 dans Sigurd (Brunehilde).

 

Elle y chanta Tannhäuser (Elisabeth, 1910) ; la Damnation de Faust (Marguerite, 1910) ; le Crépuscule des Dieux (Gutrune, 1910 ; 1re Tétralogie intégrale, 15 juin 1911) ; la Walkyrie (Sieglinde, 1910 ; Brunnhilde, 1925) ; Lohengrin (Elsa, 1911) ; l’Offrande à la Liberté (la Belle Aude, 1915) ; Briséïs (Thanasto, 1916) ; Aïda (Aïda, 1917) ; Faust (Marguerite, 1918) ;  le Cid (Chimène, 1919) ; Parsifal (Kundry, 1924) ; Monna Vanna (Monna Vanna, 1924) ; Siegfried (Brunehilde, 1926) ; le Miracle (Alix-la-Courtisane, 1927).

 

Elle y créa le 23 novembre 1925 l’Ile désenchantée (Francolle) d’Henry Février.

 

Elle y participa à la première de Myrialde (Maya) de Léon Moreau [5e acte seul].

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta le 07 mai 1922 dans le Chemineau (Toinette).

 

 

 

 

Jeanne Bourdon en 1909

 

 

 

Jeanne Bourdon habillée par Lachartroulle et Brunel, 11 faubourg Saint-Honoré à Paris, publicité de 1913 [photo Talbot]

 

 

 

Jeanne Bourdon dans Lohengrin (Elsa) en 1911 [photo Félix]

 

 

 

 

Classe Bouvet. Une belle voix ; de beaux gestes. Encore un beau succès à prévoir.

Ayant perdu son chien, promit une récompense de cent francs à qui le lui rapporterait, en a racheté un de deux cents francs pour se consoler. Elle obtint l'an dernier un second prix d'opéra.

Classe Lassalle. Un premier prix récompensera sans doute son beau talent vocal. Elle chante admirablement le Freyschütz. Compte sur son cousin pour un coup de piston sérieux lorsqu'il s'agira d'escalaïder les remparts de nos grands théâtres subventionnés. Elle obtint l'an dernier un second prix d'opéra et un second prix de chant.

(les Concours au Conservatoire, Comœdia illustré, 01 juillet 1909)

 

 

 

 

 

Jeanne Bourdon en 1924

 

 

 

Jeanne Bourdon en 1926 [photo Yvonne Adam]

 

 

 

Jeanne Bourdon en 1926 [photo Manuel Frères]

 

 

 

 

"Elles se cachaient"

extrait de l'acte IV de Faust de Gounod

Jeanne Bourdon (Marguerite) et Orchestre

Odéon X 97677, mat. xP 5103, enr. à Paris en 1910/1911

 

 

 

 

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