Ferdinand ALBERTI

 

Ferdinand Alberti dans Paul et Virginie en 1914 [photo Manuel]

 

 

Ferdinand Joseph BERTHET dit Ferdinand ALBERTI

 

basse française

(15 grande rue des Charpennes [auj. rue Gabriel-Péri], Villeurbanne, Rhône, 16 mai 1880* – 200 rue du Faubourg-Saint-Denis, Paris 10e, 30 avril 1934*)

 

Fils de Louis François BERTHET (La Guillotière [auj. dans Lyon], Rhône, 10 août 1850 – Passins [auj. Arandon-Passins], Isère, 16 septembre 1885*), teinturier [fils de Louis BERTHET (Fitignieu [auj. dans Sutrieu], Ain, 10 décembre 1818 – Villeurbanne, 03 février 1878*), teinturier], et de Mélanie Louise Jeanne GALLAY (Lyon 1er, 03 mai 1857* – ap. 1902), mariés à Lyon 1er le 15 mai 1878*.

Epouse à Lyon 6e le 16 décembre 1902* Françoise Julie MÉRIGOT (Lyon 1er, 01 décembre 1875* – 86 rue des Martyrs, Paris 18e, 20 mars 1947*), professeur de musique, fille de Jean François MÉRIGOT dit François MERRIT (Lyon, Rhône, 08 mai 1850 – Lyon, 26 mars 1912), ténor, et de Françoise Julienne FUTIN (Lyon, 04 novembre 1844 – Bordeaux, Gironde, 15 janvier 1883), mariés à Lyon 1er le 03 janvier 1874.

Parents de Jeanne Louise BERTHET (Villeurbanne, 19 septembre 1909* –).

 

 

En 1897, il était chimiste. Ayant épousé en 1902 la fille du fort ténor François Merrit, il travailla sa voix de basse chantante avec ce dernier, et débuta en 1904 au théâtre d’Amiens. La même année, il était au Casino de Charbonnières-les-Bains pour la saison d’été. En 1905, à la Bourboule pour la saison d’été. En octobre 1905, il débuta dans le Chalet au Grand-Théâtre de Lyon. En 1907, il était au Théâtre municipal de Tunis. En 1908, il entra à au Théâtre de la Gaîté. Il y chanta, entre autres, Jean de Nivelle en octobre 1908 ; la première de Quo vadis ? (Demas) de Nouguès le 26 novembre 1909 ; la première de Don Quichotte (le Chef des bandits) de Massenet le 29 décembre 1910 ; la première des Girondins (Richard) de Le Borne le 12 janvier 1912 ; la 100e d’Hérodiade (le Grand Prêtre) le 01 octobre 1912 ; la création de Panurge (Alcofribas) de Massenet le 25 avril 1913 ; le Chalet en novembre 1913 ; la création des Contes de Perrault (le Roi) de Fourdrain le 27 décembre 1913 ; la première de la Danseuse de Tanagra (Manéchus) d’Hirchmann le 11 mars 1914. Le 03 avril 1913, il a chanté Mesdames de la Halle (le Commissaire) au Théâtre des Arts.

En 1902, il habitait 14 rue d’Alsace à Villeurbanne. En 1914, il habitait 86 rue des Martyrs à Paris 18e, où il était domicilié lors de son décès, à cinquante-trois ans, en 1934. Il est enterré au cimetière parisien de Pantin (54e division).

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Il n’y chanta qu’une seule fois, à l’occasion d’un gala, en participant à la première le 28 avril 1912 de la Fille de Madame Angot (Louchard) [2e acte seul] de Charles Lecocq.

 

 

 

 

Ferdinand Alberti lors de la première de Don Quichotte (le Chef des bandits) de Massenet au Théâtre de la Gaîté en 1910

 

 

 

Théâtre de Bourges – le Chalet, 13 novembre 1906.

Si l’interprétation de Rigoletto a été très satisfaisante, celle du Chalet a été vraiment remarquable. Il faut que nous remontions bien haut dans nos vieux souvenirs pour trouver un trio comparable à celui que formaient M. Moïzard, qui joue bien le personnage de Daniel, plutôt en trial qu’en ténor, mais qui chante fort agréablement, Mlle Cécile Bardot, qui est bien la plus gracieuse Bettly que l’on puisse voir et entendre, et M. Alberti, basse à la voix aussi douce que puissante – chose fort rare chez les basses – au physique superbe, au jeu plein de rondeur et de naturel. Où diable M. Bardot a-t-il déniché ce rara avis ?

 

(la Dépêche du Berry, 15 novembre 1906)

 

 

 

 

 

M. Ferdinand Alberti travailla le chant avec le ténor Merrit, son beau-père, et débuta en 1904, à Amiens, dans le Chalet et Faust. Chanta en 1905 tout le répertoire au Théâtre de Lyon et y créa Sibéria et la Tosca ; passa ensuite à Tunis ; créations : Thaïs, Louise, les Contes d'Hoffmann, Fortunio, le Bonhomme Jadis. Pendant six années, en saison d'été, M. Alberti s'est fait entendre à La Bourboule et à Cauterets ; est pensionnaire de la Gaîté-Lyrique depuis 1908, prenant part à toutes les créations de ce théâtre : Ernani, Quo Vadis ?, Don Quichotte. Interpréta Hérodiade, fut Louchard lors de la reprise de la Fille de Madame Angot ; vient de créer l'Aigle, a chanté au Théâtre des Arts les Aveux indiscrets.

 

(Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)

 

 

 

 

 

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